
Histoire de Notre-Dame de Dijon
Les orgues
| Un orgue existait à l'église Notre-Dame de Dijon dès le XVIe siècle ; il comportait un buffet Renaissance de l'époque de François Ier. En 1563, les mépartistes contribuent à la réparation de cet instrument. | ||
|
En 1597, les fabriciens de Notre-Dame passent avec Simon Duprey
une convention pour la rénovation complète de l'orgue. Le travail
est achevé en 1604, à la satisfaction générale. | ![]() | |
| De
1687 à 1690, l'orgue est remanié par l'adjonction de deux tourelles
aux angles du buffet, et d'un positif accroché sur la façade de
la tribune. | ||
| En 1690, les fabriciens nomment organiste le Dijonnais Jean Rameau (1638-1714), père de Jean-Philippe Rameau. | ||
|
| ||
|
| ||
|
Malgré sa récente rénovation, l'orgue se trouve en mauvais état au début du XVIIIe siècle. En 1705, Esmilan Lorin, huissier au Parlement et facteur d'orgues, est chargé de refaire l'instrument à neuf. Il termine ces travaux en 1713 ; l'orgue possédait alors 2300 tuyaux. Jean-Philippe
Rameau, qui n'était pas encore le célèbre
compositeur des Indes galantes, assume les fonctions d'organiste avec le
fils d'Esmilan Lorin. Claude Rameau (1690-1761), frère de Jean-Philippe Rameau, est chargé de jouer aux fêtes solennelles, aux Te Deum et aux prières publiques, jusqu'en 1737. Le facteur Jean Richard, de Troyes, et son associé Noël Tonne, pour la menuiserie, construisent une nouvelle soufflerie et ajoutent un quatrième clavier. François Callinet répare l'orgue. | |
|
En mauvais état lors des grands travaux de restauration de l'église, l'orgue est démonté en novembre 1874 pour permettre la réparation de la façade de l'édifice. | |
| Le facteur dijonnais Jean-Baptiste Ghys (1840-1923), ancien ouvrier de la manufacture Merklin de Paris, fabrique un nouvel instrument. Il est installé dans un buffet néogothique, dessiné par l'architecte diocésain Charles Suisse et réalisé par les sculpteurs Jules Schanosky et Adolphe Vassal. | ||
| Le
nouvel orgue est inauguré le 27 mai 1895 par Léon Boëllmann
qui y joue en première audition publique sa célèbre Suite
Gothique. C'est un orgue d'esthétique romantique de 20 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier (2 jeux de 16', 13 jeux de 8', 4 jeux de 4' et 1 jeu de 2'). La facture est très soignée. La tuyauterie est encore en parfait état, fabriquée dans un très riche alliage. La mécanique est originale et fait honneur au facteur qui l'a conçue. Sa précision est encore étonnante après plus de cent ans de service. | ||
| Entre
1975 et 1978, les facteurs Philippe Hartmann et Jean Deloye ajoutent un troisième
clavier dont ils placent la tuyauterie dans un buffet neuf, ce qui laisse intact
le mécanisme de 1895. Quelques jeux de Ghys sont déplacés (Flageolet, Clarinette,
Nazard) mais toute la tuyauterie est conservée sauf le Salicional de GO. Depuis ces travaux, l'entretien de l'instrument est confié au facteur Jean-Pierre Swiderski, qui a su rendre à l'instrument son caractère d'origine. | ||
| La manufacture Dunand dote l'orgue de 6 jeux de pédale indépendants, renfermés dans un buffet neuf, dissimulé derrière le buffet de 1895. | ||
| Le facteur Claude Berger remet à neuf les quelques 150 soufflets des machines Barker et des tirages de jeux. | ||