Les erreurs souvent commises sur Notre-Dame
de Dijon Les
gargouilles : Les gargouilles de
la façade occidentale sont l'oeuvre du sculpteur Lagoule : faux.
Les
cinquante gargouilles de la façade, refaites en 1880 et 1881, ont été
réalisées par une équipe de sept sculpteurs parisiens : Anthime
Chapot, Jacques Ange Corbel, Alexis Lagoule dit Delagoule, Adolphe Geoffroy, Ernest
Pascal, Alfred Thiébault et Victor Tournier. Parmi ces artistes, ceux qui confectionnèrent
le moins de sculptures sont Delagoule et Pascal. Viollet-le-Duc
: L'architecte Viollet-le-Duc a restauré Notre-Dame
de Dijon au XIXe siècle.
Faux. De 1865 à 1884, l'église a été restaurée
par l'architecte Jean Charles Laisné. Viollet-le-Duc n'est jamais intervenu matériellement
dans ces travaux. Une Vierge noire ? L'église
abrite une Vierge noire.
Faux. La statue en bois du XIe ou du XIIe
siècle, représentant la Vierge, dite Notre-Dame de Bon-Espoir, n'était pas noire
à l'origine. Elle a été recouverte de peinture noire au XVIe ou au XVIIe siècle,
pour une raison inconnue. Cette peinture a été enlevée en 1945 puis en 1963. La
statue ne peut donc plus être appelée Vierge noire. Tout au plus peut-on parler
d'une ancienne Vierge noire, ou d'une statue qui a été Vierge
noire.
(Pierre QUARRÉ, " La statue de Notre-Dame de Bon-Espoir et son ancienne
polychromie ", Mémoires de la Commission des Antiquités du département de la
Côte-d'Or, t. 23, 1947-1953, p. 190-197). Cette
statue s'appelle Notre-Dame du Bon-Espoir.
Faux. Seul le nom de Notre-Dame
de Bon-Espoir, avec deux traits d'union, se trouve dans les archives.
Notre-Dame du Bon-Espoir n'a jamais existé.
La
chouette : La chouette sculptée
sur une chapelle du côté nord de l'église est la signature de l'architecte de
Notre-Dame, qui s'appelait Chouet.
Faux. L'histoire de cette sculpture
est inconnue. La seule chose certaine est que cet oiseau décore une chapelle
élevée à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle, alors que l'église date
du XIIIe siècle. Le Jacquemart (et non Jacquemard)
: Cette horloge à automate a été amenée à Dijon
en 1382.
Faux. Elle a été prise à Courtrai en 1382 et est arrivée à
Dijon en 1383. Le second automate, Jacqueline,
a été adjoint au Jacquemart en 1610.
Faux. La " compagne " du Jacquemart
date de 1651. Le troisième automate, l'enfant Jacquelinet,
date de 1715 ou 1716.
On sait seulement que ce personnage fut installé après
que le Dijonnais Aimé Piron ait souhaité, en 1714, que des enfants soient donnés
aux époux Jacquemart. Le quatrième personnage, l'enfant
automate Jacquelinette, a été ajouté en 1881, ou en 1885.
Faux. Cet
automate date de 1884.
Les sculptures
du porche : Elles ont été martelées en 1794 par
un apothicaire dijonnais nommé Bernard.
Faux. Les sculptures ont bien
été martelées en janvier 1794, mais il n'existe pas de document attestant que
ce soit l'oeuvre d'un apothicaire nommé Bernard. L'église
Notre-Dame aurait été autrefois cathédrale ? Faux.
Dijon n'a eu une cathédrale qu'en 1731 : Saint-Étienne. À la Révolution, Saint-Bénigne
est devenue cathédrale et l'est toujours. Des gravures du XIXe siècle représentant
Notre-Dame, réalisées par des artistes qui n'étaient pas
dijonnais, ont qualifié par erreur l'église de cathédrale
de Dijon.
Dijon a été délivré le 11 septembre 1513 et le 11 septembre 1944
En partie faux. Dijon a bien été libéré de l'occupation allemande le 11 septembre 1944, mais c'est le 13 septembre 1513 que la ville a été délivrée des Suisses, qui l'assiégeaient. Le 11 septembre 1513 est le jour où les Dijonnais portèrent la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir en procession dans leur ville, pour demander à la Vierge de les délivrer de l'ennemi. Les Suisses levèrent le camp deux jours plus tard. |