
Histoire de Notre-Dame de Dijon
La construction de l'église
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L'église Notre-Dame de Dijon, construite des années 1220 aux années 1240 environ, est considérée comme un chef-d'oeuvre du gothique bourguignon. Plusieurs personnalités ont exprimé leur admiration pour l'édifice. Au XVIIe siècle,
le maréchal de Vauban se serait exclamé "qu'il ne manquait
à ce Temple auguste qu'une boîte pour l'enfermer". Au XVIIIe siècle, l'architecte Jacques-Germain Soufflot mentionna Notre-Dame comme "un chef-d'oeuvre de construction". Au
XIXe siècle, Eugène Viollet-le-Duc qualifia l'église de "chef-d'oeuvre
de raison" et l'étudia en détail dans son Dictionnaire raisonné
de l'architecture française.
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| Historique détaillé Dans le faubourg nord de Dijon, hors les murs du castrum, existe une chapelle Sainte-Marie, appelée aussi Notre-Dame du Marché. | ![]() |
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Cette chapelle est reconstruite en style roman. Quelques sculptures en sont conservées dans les murs du transept de l'église actuelle. |
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L'édification d'une nouvelle église est entreprise en style gothique. Le terrain disponible étant rendu très exigu par les constructions environnantes, l'architecte utilise des astuces techniques : arcs-boutants en porte-à-faux, mur de façade décollé de la paroi et faisant office d'arc-boutant, voûtes quadripartites et sexpartites reportant la charge de la toiture sur des piliers et non sur les murs, ce qui permet les nombreuses ouvertures, closes par des vitraux en verres colorés. |
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| Les
gargouilles de la façade occidentale sont déposées après que l'une
d'elles se fût détachée et eût provoqué un accident.
Seule reste en place celle de l'angle supérieur droit, qui représente un
homme à trois visages. |
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| L'essentiel des travaux s'achève. Les deux tours qui devaient surmonter la façade occidentale ne sont cependant pas construites. | ||
La façade occidentale de Notre-Dame, d'une planéité singulière, constitue une sorte d'écran qui masque la structure interne de l'église. Au-dessus des trois grandes arcades donnant accès au porche, cette façade comporte deux rangées d'arcatures superposées, qui reposent sur des colonnettes, et qui sont soulignées par trois bandeaux où les métopes alternent avec des fausses gargouilles. Sur la croisée du transept s'élève une tour lanterne surmontée d'une flèche d'ardoise à quatre pans. A l'intérieur, l'église, dont le plan est en croix latine, présente une nef encadrée de collatéraux, donnant dans un transept dont les bras sont couverts d'une voûte sexpartite. Le choeur, à une travée droite, s'achève par une abside à cinq pans. Dans l'angle du choeur et du transept se trouvent deux absidioles, celle de droite abritant la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir. |
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