L'édifice

Tapisserie Terribilis de Dom Robert à l'église Notre-Dame de Dijon

Notre-Dame protège les dijonnais Un coq Un lézard Une grenouille Un loup Un hibou Un serpent Un autre loup Un geai Un blaireau Un corbeau Un dindon Un sanglier Un perroquet Une araignée Une chouette Une mante religieuse Une huppe Une sauterelle Une mouche Une abeille
Cliché : Mobilier national

 



 

Explorez la tapisserie pour découvrir son bestiaire.

 

Une première tapisserie avait été réalisée vers 1515 et placée à Notre-Dame pour rappeler la délivrance du siège de Dijon par les Suisses en septembre 1513. Vendue après la Révolution, elle entra au XIXe siècle dans les collections du musée des Beaux-Arts. Au lendemain de la libération sans violence de Dijon le 11 septembre 1944, des particuliers dijonnais prirent l'initiative de commander une nouvelle tapisserie, pour commémorer les deux délivrances attribuées à Notre-Dame de Bon-Espoir. Des souscripteurs dijonnais payèrent le carton, que dessina le moine bénédictin de l'abbaye d'En Calcat Dom Robert (1907 - 1997), né Guy de Chaunac-Lanzac. L'Etat assuma les frais de la confection, qui commença en 1946. Le tissage proprement dit fut réalisé de 1947 à 1950 à la manufacture des Gobelins.

Le titre de l'oeuvre, Terribilis, c'est-à-dire Terrible comme une armée, citait une épithète donnée à Marie par le Capitule de Primes du Petit Office de la Vierge.

La tapisserieTerribilis  fut inaugurée à Notre-Dame le dimanche 10 septembre 1950, à l'issue de la neuvaine, à la veille du sixième anniversaire de la libération de Dijon, qui devait revêtir un éclat particulier : le musée des Beaux-Arts de Dijon prêta temporairement à l'église la tapisserie de la délivrance de 1513, qui fut exposée face à l'oeuvre de Dom Robert.

Terribilis  était installée sur un châssis métallique dans le bras sud du transept, à côté de la chapelle de Notre-Dame de Bon-Espoir. Les paroissiens et les touristes purent l'admirer à cet emplacement jusqu'en 1978, date à laquelle elle fut transférée dans le choeur, devant le maître-autel néogothique qu'elle masqua. En 1989, l'architecte des monuments historiques restaura le maître-autel et voulut le remettre en valeur. La tapisserie reprit donc sa place dans le bras sud du transept.

Le dimanche 30 novembre 1997, un vandale découpa un morceau d'environ un mètre carré de la tapisserie dans son angle inférieur droit, qui s'ornait d'un loup et portait la signature de l'artiste. L'arrestation du voleur, en avril 1998, ne permit pas de retrouver le fragment dérobé.

De 1998 à 2000, Dominique Monte, de la manufacture de Beauvais, tissa donc la partie manquante, qui fut rattachée ensuite à l'oeuvre ancienne. Cette restauration, assumée par l'Etat, coûta trente-trois mille euros. Avant que la tapisserie ne revienne à Notre-Dame, il fallait lui trouver un emplacement plus sûr. Les responsables envisagèrent de remettre l'oeuvre dans le bras sud du transept en la protégeant par une glace. Il a finalement été décidé, en juin 2003, de la suspendre au-dessus du portail, sous le buffet de positif de l'orgue.

La tapisserie mesure 2,50 mètres de haut par 4,80 mètres de large. Elle représente, au centre de la ville de Dijon figurée de manière symbolique, la Vierge étendant les mains dans un geste de protection sur les habitants groupés à ses pieds. De chaque côté de la cité, deux arbres portent sur leur tronc, l'un la date de 1513, l'autre la date de 1944. Au pied de ces arbres et sur leurs branches se trouvent des animaux et des insectes menaçants, qui évoquent les forces du mal.

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