Les gargouilles de Notre-Dame de Dijon

Lors de sa construction dans la première moitié du XIIIe siècle, la façade occidentale de Notre-Dame avait été ornée de cinquante et une fausses gargouilles réparties en trois rangées. D'autres ornaient en outre les côtés est, nord et sud.
Selon le moine Etienne de Bourbon, vers 1240, une de ces sculptures, représentant l'avarice, se détacha et écrasa un usurier qui entrait à l'église pour se marier. Les usuriers de la ville se seraient alors cotisés pour faire abattre les gargouilles. Seule resta en place, sur la façade occidentale, celle de l'angle supérieur droit, déposée aujourd'hui au musée archéologique de Dijon et remplacée par une copie. Les gargouilles des côtés est, nord et sud subsistèrent également.

De 1865 à 1884, l'église connut une restauration importante. En 1880 et 1881, une équipe de sept sculpteurs parisiens, Chapot, Corbel, Geoffroy, Delagoule, Pascal, Thiébault et Tournier, réalisa de nouvelles gargouilles, qui sont toujours en place. Par la suite, leur nom s'oublia et une erreur fut commise : l'ensemble des gargouilles fut considéré à tort comme l'oeuvre "du sculpteur Lagoule".

(En pointant sur les gargouilles de la façade de Notre-Dame, vous pourrez les observer de plus près...)