
Notre-Dame de Dijon : l'édifice
Notre-Dame de Bon-Espoir protège les Dijonnais lors des dernières guerres
Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, les troupes allemandes envahirent
la France et vinrent attaquer Dijon le 30 octobre. Des Dijonnais s'organisèrent
pour résister. Sur une hauteur à l'est de la cité, Montmuzard,
les Allemands braquèrent trente-quatre pièces de canon pour bombarder
la ville. Cependant, un groupe de catholiques dijonnais avait prié Notre-Dame
de Bon-Espoir de protéger la cité et avait promis de lui ériger
un autel votif. Le bombardement n'eut pas lieu. Pour être fidèles
à leur promesse, les personnes ayant fait le voeu financèrent l'autel,
placé dans l'absidiole
sud de l'église. C'est celui que l'on voit aujourd'hui et au-dessus duquel
se trouve la statue miraculeuse.
A partir du 18 juin 1940, l'armée
allemande occupa Dijon. En été 1944, les Alliés débarquaient
en Normandie et les Français en Provence ; plusieurs villes de France,
particulièrement celles de Normandie, étaient anéanties par
des bombardements. Les forces allemandes se concentrèrent à Dijon
et semblèrent vouloir résister à l'avance Alliée.
Elles détruisirent plusieurs installations, dont la gare. La crainte des
Dijonnais était à son comble en septembre. La neuvaine à
Notre-Dame de Bon-Espoir revêtit alors une intensité particulière.
Le dernier jour, dimanche 10 septembre, l'évêque de Dijon, qui présidait
la cérémonie à Notre-Dame, demanda solennellement à
la Vierge de protéger la ville des ravages redoutés. Le lendemain
matin, 11 septembre, anniversaire de la procession de 1513, les Allemands avaient
quitté Dijon sans violence et les troupes Alliées y entraient sans
livrer combat. Cette nouvelle délivrance de la ville fut attribuée
par les croyants à l'intercession miraculeuse de Notre-Dame de Bon-Espoir.