Notre-Dame de Dijon : l'édifice

Notre-Dame de Bon-Espoir protège les Dijonnais en 1513

Après la mort du duc Charles le Téméraire le 5 janvier 1477, le roi de France Louis XI se hâta de s'approprier la Bourgogne, au détriment de la fille du Téméraire, Marie de Bourgogne. Cette dernière épousa Maximilien d'Autriche et lui confia le soin de revendiquer le duché de Bourgogne. Après le décès de son épouse en 1482, Maximilien fit plusieurs tentatives pour récupérer le duché. En 1513, il incita les Suisses à former une armée pour marcher contre la France. Environ trente mille hommes se réunirent et, renforcés par des troupes de l'Empire, traversèrent la Franche-Comté, pénétrèrent en Bourgogne et vinrent mettre le siège devant Dijon au début de septembre 1513. Les Suisses, à l'époque, étaient craints pour leur cruauté, leur plaisir du massacre et leur rapacité lors du sac des villes.

Dijon comptait alors treize mille habitants, plus sept cents hommes d'église. Le gouverneur de Bourgogne, Louis de La Trémoïlle -orthographié de nos jours, par erreur, de la Trémouille-, valeureux chef de guerre du roi Louis XII, ne disposait que de faibles forces : deux mille trois cents soldats, assistés d'une petite milice communale. La ville était protégée par des remparts assez anciens, peu entretenus et qui ne pourraient résister à la canonnade. Pour empêcher les assaillants de profiter des faubourgs hors remparts pour s'abriter et mettre en batterie leurs canons au plus proche, le gouverneur décida d'incendier et de démolir ces faubourgs, y compris l'église Saint-Nicolas qui pouvait servir d'observatoire. Les plus gros modèles de canons ne portaient alors qu'à trois cents mètres environ et envoyaient des boulets de fonte ou de pierre de trente kilos. Ce sacrifice nécessaire commença le 6 septembre 1513, au grand regret des Dijonnais.

Le vendredi 9 septembre, la ville était cernée par l'ennemi, qui la bombarda à partir du lieu appelé dès lors Fontaine des Suisses. Le samedi 10, le bombardement s'intensifia avec l'installation d'une deuxième batterie aux Perrières.
Depuis le début de la menace, la chapelle de Notre-Dame de l'Apport, à l'église Notre-Dame, ne désemplissait pas. Louis de La Trémoïlle n'était pas le dernier à prier la Vierge.

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